ANALYSE OFFICIELLE : CAPTAIN AMERICA 2, THE WINTER SOLDIER

C’est officiel ! Le visionnage de Captain America 2 fut douloureux mais Stéphane, notre spécialiste, nous a finalement envoyé son analyse conceptuelle sur le film.

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The price of freedom is high… and it’s a price I’m willing to pay! You told me not trust anyone and this is how it ends: EVERYTHING goes!

Voilà une réplique de Steve Rogers, qui résume superbement la difficulté et le trop plein de confiance de ce personnage fictif. Et oui, il n’est pas évidemment d’être le Captain America, symbole d’une nation née dans une guerre civile sanglante et historique. L’homme qui a choisi de donner sa force et son intelligence à un pays infiltré de l’intérieur par des hommes de l’ombre, peu enclin à laisser leur place, si salement gagnée.

Les mauvais choix du héros et l’encre du passé qui revient littéralement le hanter, sont les conséquences de la contre-initiation que pratique le personnage de Nick Fury, figure paternelle forte, à la fois mystérieux, sympathique et foncièrement mauvais. Dans le détail, le décès de son fidèle mais néanmoins ami Bucky est une tâche indélébile sur le bouclier du Captain (bouclier hautement symbolique et ironiquement de forme gauloise, on y reviendra). Pour Fury, le traumatisme des événements de Avengers (à voir pour bien comprendre le processus de rédemption du directeur du SHIELD), entraîne la création d’une voie obscure dans l’évolution du héros sus-nommé.

L’essence du Captain America des comics est tout de même conservé dans ce trop plein de fausses pistes et de scènes d’actions délirantes et il est intéressant de remarquer que Robert Redford interprète son personnage d’un air figé, comme dans les bandes-dessinées.

Confronter bien sûr à sa némesis, le Winter Soldier, Captain America fait preuve d’une certaine sensibilité, et participe totalement à l’implication du spectateur dans son parcours. Des travellings très courts appuient une mise en scène télévisuelle unique pour un film de cinéma. Les cadres donnent tout son sens à l’orientation du héros : on pense ici notamment à la découverte du hanger du SHIELD, gigantesque bulle qui prépare sa propre destruction.

En guise de clin d’oeil, un groupe de terroriste franco-québecois sur un bateau se font éclater par Captain America et Black Widow, à coup de bouclier gaulois et avec en mémoire la célèbre réplique écrite par le scénariste Mark Millar dans le comic Ultimates  Il n’y a pas écrit France là !

Forcé de constater au final, que le chemin de Captain America est également le chemin de tout un chacun, et que encore une fois les super héros sont parfois des héros malheureux au destin guidé par des gens peu scrupuleux.

Stéphane Sorbonne

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